La France a adopté de nouvelles mesures qui auront un impact direct sur les étudiants internationaux souhaitant poursuivre leurs études dans les universités publiques françaises.
À partir de la rentrée universitaire 2026-2027, les établissements d'enseignement supérieur ne pourront plus accorder aussi librement des exonérations des frais d'inscription aux étudiants originaires des pays hors Union européenne.
Jusqu'à présent, de nombreuses universités choisissaient d'exonérer une grande partie de leurs étudiants internationaux, leur permettant de payer les mêmes frais que les étudiants français ou européens. Désormais, cette pratique sera progressivement limitée par un décret publié le 19 mai 2026.
Concrètement, les frais différenciés déjà en vigueur seront davantage appliqués :
- Licence : 2 895 € par an (contre 178 € pour les étudiants européens) ;
- Master : 3 941 € par an (contre 254 € pour les étudiants européens).
Les universités pourront encore accorder des exonérations, mais elles seront plafonnées : jusqu'à 30 % des étudiants concernés en 2026-2027, puis 25 % en 2027-2028, avant d'atteindre 20 % les années suivantes.
Cette décision suscite de nombreuses inquiétudes au sein des établissements d'enseignement supérieur, qui craignent une baisse de l'attractivité internationale de la France, notamment auprès des étudiants africains qui représentent une part importante des étudiants étrangers dans le pays.
Pour les futurs candidats, il devient indispensable de se renseigner directement auprès des universités afin de connaître leur politique d'exonération, les possibilités de bourses et les accords de partenariat existants.
Les étudiants déjà bénéficiaires d'une exonération conserveront généralement cet avantage jusqu'à la fin de leur cycle de formation, sous certaines conditions.
Cette réforme marque un tournant dans la politique d'accueil des étudiants internationaux en France et pourrait modifier les choix de destination de milliers d'étudiants à travers le monde.